Sora Sofie Schneider
À Leipzig, le Stolperstein consacré à Sora Sofie Schneider affleure dans le trottoir, parmi les pavés de la ville. Cette petite plaque de laiton rappelle une peintre juive, morte pendant l’Holocauste après avoir vécu et travaillé ici. Elle appartient au réseau européen des Stolpersteine, créé par Gunter Demnig pour préserver la mémoire des personnes persécutées ou assassinées par les nazis. Chaque pierre associe ainsi une existence individuelle à l’histoire des familles juives et des villes où elles vivaient.
Des recherches menées par le Frauenkulturzentrum Leipzig ont progressivement éclairé son parcours, grâce notamment à des proches établis jusqu’en Afrique du Sud. Des œuvres de l’artiste sont restées dans sa famille, tandis que les chercheurs reconstituent encore ses liens avec Leipzig et la synagogue de la Keilstraße. Le prénom « Sora », visible dans certains documents, provient d’une lecture erronée de « Sara », prénom imposé aux femmes juives par le régime nazi en août 1938. Le laiton posé au niveau des pas relie donc une artiste, une famille dispersée et la vie juive de Leipzig avant la guerre.
- Ville
- Leipzig
- Contenu mis à jour
Ouvre cette page sur ton téléphone
Télécharge myTuur, elle est gratuite : une fois sur place, l’histoire démarre toute seule quand tu arrives.
Les lieux comme celui-ci s’enchaînent en visites à travers Leipzig, et l’appli démarre chaque histoire là où tu te trouves. Télécharge myTuur, marche jusqu’au prochain lieu, et laisse la ville se raconter.
Qu’est-ce que myTuur ?
myTuur compose des visites de ville à partir de lieux, et chaque lieu cache une histoire qui démarre quand tu arrives. Tu la lis ou tu l’écoutes, et l’appli est gratuite.

